Quelques idées simples me guident dans mon travail : peindre des images en espérant que la peinture s'y invente et à travers la représentation viser l'abstraction, essayer d'éliminer le maximum d'effets, peindre dans le doute avec le sentiment familier du vide.

Le blanc matérialise l'espace de la toile, il est non peint, abstrait, bidimensionnel. Le sujet, avec ses conventions propres à la représentation, vient se superposer à la surface monochrome, recouvrir quelque chose, un jeu s'instaure, entre les vides, les pleins, le peint et le pas peint entretenant l'inaccompli. L'iconographie elle-même joue sur le vide, la vacuité, centres commerciaux déserts, abandonnés, friches, silence des cimes, gravières.

 

Jacques Tison -  Lafrançaise, le 18 février 2016

Photographie: Laurent Bessol